Le Guide Ultime du Poker Micro Limites
Cela fait déjà un petit temps que je songe à rédiger cet article sur le poker micro-limites, mais mon activité de joueur professionnel m’a toujours amené à le remettre à plus tard. Le voilà enfin le guide que vous attendiez tous, mes fidèles grinders. Je dédie ce guide à sircuddles, membre du forum Two Plus Two et excellent joueur sans qui je n’aurais jamais réussi à franchir le cap des micro-limites et à vraiment apprécier le poker.
Introduction
Le but de ce guide est de donner à n’importe qui les connaissances techniques requises pour dominer le poker en ligne micro-limites. Beaucoup de gens résument les choses ainsi : « Ne faites que du Value bet, ne bluffez pas, gagnez de l’argent ! » Ils n’ont pas tort, mais ce n’est pas suffisant pour les nouveaux joueurs. Vaincre les micro-limites est un procédé très simple, mais arriver à comprendre et à appliquer rigoureusement ce procédé est une autre paire de manches. Si vous jouez en NL2, NL5, NL10 ou NL25 et que vous n’arrivez pas à être en positif, à gagner régulièrement ou à dominer la limite, ce guide s’adresse à vous.
Pourquoi faut-il aimer les fish ?
Je vais vous expliquer pourquoi il est tellement facile de dominer les micro-limites. Je pense qu’il est avant tout important de savoir pourquoi ce que vous faites fonctionne. Le poker est un jeu de stratégie, tout comme les échecs ou le backgammon. A court terme, le but du poker est de gagner de l’argent, mais le but fondamental d’un jeu tel que les échecs ou le poker n’est pas simplement de « gagner ». Le but est de commettre moins d’erreurs que votre adversaire. Il est vrai qu’il y a une part de chance au poker et qu’un mauvais joueur de poker peut gagner, mais seulement à court terme. Le Théorème Fondamental du Poker de David Sklansky est le suivant :
« Chaque fois que vous jouez une main différemment de la manière dont vous l’auriez joué si vous pouviez voir les cartes de vos adversaires, ils gagnent; et chaque fois que vous jouez votre main de la même façon que vous l’auriez joué si vous pouviez voir les cartes de vos adversaires, ils perdent. Inversement, chaque fois que vos adversaires jouent leurs mains différemment de la manière dont ils l’auraient joué s’ils pouvaient voir vos cartes, vous gagnez; et chaque fois qu’ils jouent leurs mains de la même façon qu’ils l’auraient joué s’ils pouvaient voir vos cartes, ils perdent. »
Le principe du poker est donc de prendre le bonne décision en se basant sur une situation donnée avec les informations (limitées) dont vous disposez. Lorsque vous progresserez et passerez aux limites supérieures, votre but pourra inclure la tromperie et d’autres stratagèmes qui ne vous aiderons pas à gagner, mais à pousser vos adversaires à commettre des erreurs. Prenez quelques minutes pour bien intégrer ce principe fondamental et la différence entre gagner et profiter des erreurs de vos adversaires. Ce principe est la raison pour laquelle vaincre les micro-limites est facile.
Les joueurs, qui sont pour la plupart des fish au micro-limites, commettent des erreurs pratiquement chaque fois qu’on leur donne la possibilité de prendre une décision. Si vous jouez un poker de base solide et cohérent, ils seront perdants. Pas besoin de tenter quoi que ce soit qui sorte des sentiers battus aux micro-limites. Contentez-vous de prendre les bonnes décisions (comme miser lorsque vous touchez votre main au flop par exemple) selon la situation et ils ne cesseront de commettre les mêmes erreurs (comme suivre une relance de 3/4 pot au turn en espérant toucher un de leurs 4 outs). En fait, les fish ont un seul avantage sur vous : ils sont imprévisibles. La plupart de leurs décisions n’ont aucune logique et vous serez souvent stupéfait par leurs actions. Vous ne pouvez pas toujours prendre le dessus sur quelqu’un qui ne joue pas au même jeu que vous. Donc la seule solution que vous avez est de jouer un poker de base solide, cohérent, et d’être patient. Vous finirez par gagner, et ils seront toujours perdants.
L’importance du Fat Value
On parle souvent de value betting au poker. Un value bet est simplement une relance qui sera suivie par assez de mains plus faibles pour être rentable. Un value bet peut être suivi par des mains plus fortes, mais tant qu’il y a plus de mains faibles qui vous suivent que de mains fortes, vous faites un value bet en mettant de l’argent dans le pot.
Disons que vous avez J
J
et que A
J
4
sortent au flop et vous misez. Vous venez de faire un value bet. Si vous êtes suivi, c’est normalement par des Ax, AJ, A4, 44, tout comme des tirages quinte ou couleur. Si certains de vos adversaires ont KQ, KT, ou QT, ils peuvent ou non décider de vous suivre, tout dépend des joueurs que vous affrontez. Cependant, comme nous parlons de micro-limites contre les fish, vous allez certainement être suivi par des mains à tirage. Bien entendu, vous pourriez être suivi par AA, une main monstrueuse, mais comme vous avez le dessus sur la plupart des autres mains vous faites un value bet.
L’exemple ci-dessus est ce qu’on appelle « fat value ». Vous avez pratiquement les nuts (meilleur jeu possible) et vous allez être suivi par un tas de mains que vous dominez. Dans une telle situation en micro-limites, vous devez relancer au flop, au turn et à la rivière afin de profiter au maximum de votre main. Si une carte de tirage couleur ou suite apparaît sur le board et que certains adversaires résistent, il se peut que vous ayez à manoeuvrer avec précaution, mais ne soyez pas paralysé si c’est le cas. S’il n’y a aucune carte dangereuse au turn, disons un 6
pour l’exemple ci-dessus, vous devez relancer à hauteur de 50% à 80% du pot. A partir de ce moment, vous ne devez plus penser aux mains de vos adversaires, cela n’a plus d’importance. Ils vous suivront avec une si grande variété de mains qu’il est inutile d’essayer de savoir ce qu’ils ont, contentez-vous de relancer. C’est ça le fat value, et c’est le procédé le plus efficace pour dominer les micro-limites. En exploitant le fat value de cette manière, vos adversaires commettront énormément d’erreurs.
Un autre bon exemple de fat value est une main comme AA. Si les fish à votre table ont un petit tirage sur le board, vous pouvez en général relancer à chaque tour de jeu et ils vous suivront avec tous leurs tirages, leurs petites paires et leur overpairs que vous dominez de toute façon. Bien entendu, il vous suivront également avec des mains qui vous dominent, comme des double paires ou des brelans. Si vous avez A
A
et qu’au flop sort J
6
3
et que votre adversaire a 6
6
, vous ne pouvez pas faire grand chose. Tout votre argent et celui de votre adversaire étaient de toute façons destinés à aller dans le pot, et il est conseillé de mettre son tapis au flop avec une main comme AA, c’est une manoeuvre standard. La raison est que vous allez de toute façon être suivi par n’importe quoi. Si vous êtes battu au flop, c’est le poker. Souvenez-vous qu’avec les deux mains utilisées dans l’exemple ci-dessus, votre but est qu’il y ait le plus d’argent dans le pot le plus vite possible. C’est du fat value et c’est là que vous gagnerez 90% de votre argent aux micro-limites.
Evitez le thin value et les situations marginales
Beaucoup de joueurs débarquent sur les micro-limites après avoir vu du poker à la télé et, de ce fait, il abusent du bluff et tentent des coups qui ne fonctionnent pas dans ces limites de jeu. Vous ne pouvez pas utiliser une « scare card » (une troisème carte de la même couleur au turn, par exemple) et miser pour la représenter parce que votre adversaire n’aura aucune idée du message que vous voulez lui envoyer. Si vous avez déjà dit à quelqu’un « Comment as-tu puis suivre cette relance, tu aurais dû te coucher ! » vous comprenez exactement ce que je veux dire. La seule solution est de ne pas le faire. Jamais. La raison pour laquelle les joueurs pros font des actions de ce genre est qu’ils jouent contre d’autres joueurs pros, et ils doivent maîtriser l’art de la tromperie et du bluff. Vous n’avez pas besoin de ça pour vaincre les micro-limites. Notamment parce que le fat value compense largement, et aussi parce que vos adversaires jouent au poker comme s’ils étaient lobotomisés. Ils vous suivront avec une petite paire sur un board à tirage flush car « il ne pensaient pas » que vous aviez la main gagnante.
- Ne Bluffez pas
- Ne tentez pas de slow play
- Ne tentez pas de coups tordus
Le « thin value » est extrêmement important en poker high stakes. Les joueurs pros qui jouent dans les hautes limites ne jouent pas le même jeu qu’aux micro-limites. Ce sont tous des joueurs qui ont une connaissance approfondie du poker, et ils ne peuvent pas se contenter de miser, se coucher et aller à tapis lorsqu’ils ont le meilleur jeu possible. En fait, il est presque impossible de gagner en se contentant d’exploiter un poker ABC en high stakes, et c’est pourquoi ces joueurs tentent de maximiser la valeur de leurs mains, qu’elles soient marginales ou non, car ils sont obligés de le faire pour avoir une chance de gagner. La raison pour laquelle les joueurs de haut niveau utilisent le float au flop (suivre un continuation bet en pensant que c’est juste un continuation bet pour voler le pot au turn ou à la river), le slow play et le bluff est qu’ils doivent tromper leurs adversaires pour gagner. Ce sont des manoeuvres défensives qui visent à empêcher leurs adversaires à lire leur jeu. Un joueur de high stakes qui relance au flop peut avoir le meilleur jeu, mais également une petite paire ou rien du tout ! Ils doivent jouer de cette façon pour rentabiliser leur jeu face aux excellents joueurs qu’ils affrontent car si leur jeu est lu facilement, il sera exploité tout aussi facilement.
Aux micro-limites, vous n’avez pas besoin de thin value pour gagner. N’y songez même pas et évitez coûte que coûte les situations marginales si vous n’êtes pas un joueur gagnant aux micro-limites. Ces situations marginales peuvent vous aider à augmenter vos gains sur le long terme, mais dans un premier temps, contentez-vous de maîtriser les principes fondamentaux du jeu et de ne compter que sur le fat value. C’est tout ce dont vous avez besoin pour dominer les micro-limites.
Les situations marginales sont un des plus grands dangers pour les joueurs de poker débutants. Vous avez A
J
under the gun? Jetez cette main, car elle peut être facilement dominée et vous causer des problèmes. Vous voulez suivre une relance d’un fish en middle position et un call du bouton avez K
J
alors que vous êtes sur les blindes ? Ne le faites pas. Des mains telles que QJ, KJ, KQ, KT, QT sont connues dans le monde du poker comme étant des mains à problèmes. Et pour une bonne raison. Ces mains ont l’air sympathiques à première vue, mais elles sont facilement dominées et trop faibles que pour suivre une relance préflop. Si tout le monde se couche avant vous et que vous avez K
Q
en late position, vous allez bien entendu miser car ce n’est pas une situation marginale. Cependant, suivre des relances et des sur-relances avec ces mains n’est pas une bonne idée. Contentez-vous de jouer les meilleures mains de départ et d’aller chercher le fat value.
Disons que vous relancez en early position avec 10
J
sur la petite blinde et au flop sort J
6
6
, vous faites un continuation bet et on vous sur-relance. Que faites-vous ? Est-ce que votre adversaire tente de vous intimider ? Est-il un regular qui joue serré ou un fish ? A t-il un 6 ? Ou alors un J avec un petit kicker ? Rien de tout cela n’est important si vous voulez juste dominer la limite. Couchez simplement votre main, à moins que vous vouliez risquer tout votre tapis avec une top paire et un mauvais kicker. Lorsque vous aurez un peu d’expérience et que vous pourrez déterminer précisément quel type de joueur vous affrontez, vous pourrez tenter une action sur un tel flop mais tant que vous ne dominez pas la limite, jetez une main qui n’apporte rien d’autre que du thin value et restez concentré sur la suite des événements.
Le slowplay est votre ennemi
Ci-dessous vous trouverez deux exemples concrets qui démontrent que le slow play n’est pas une bonne chose en micro-limites. Il existe cependant une exception rarissime : vous touchez un carré au flop. Vous pouvez jouer un carré en slow play car il y a peu de chances que vous adversaires réalisent que vous avez touché un tel monstre. Si tel est le cas, vous pouvez tenter de faire un check au flop ou au turn en espérant que votre adversaire touche une bonne carte et vous relance.
Exemple 1 :
CO : $31.65
Hero (SB) : $51.15
Pre Flop : ($0.35) Hero is SB with

4 folds, CO raises to $1, Hero calls $0.90
Flop : ($2.25)
(2 players)
Vous avez un brelan au flop ! Pas mal, mais il est difficile d’être payé sur un tel board. Vous décidez de le piéger avec un slow play.
Hero checks, CO checks
Zut, il n’a pas misé au flop mais c’est pas grave. Vous l’aurez au turn !
Turn : ($2.25)
Le board commence à faire peur, mais pas d’inquiétude, vous avez le brelan max ! Vous décidez de miser un peu pour garder votre adversaire dans la pot.
Hero bets $0.50, CO calls $0.50
Ha ha, il est fichu !
River : ($3.25)
C’est votre dernière chance de valoriser votre main, alors vous misez un peu en espérant qu’il vous suive.
Hero bets $1, CO raises to $4.50
Hein ? Que faire maintenant ? Vous avez le brelan max, mais il manque une carte pour faire une suite et 2 cartes pour faire une couleur sur le board. Votre adversaire aurait-il une de ces deux mains ? Veut-il vous faire peur ? Il n’a besoin que de deux coeurs, un 8 ou un 3 pour vous battre. Vu la façon dont il a joué, il pourrait très bien avoir ces cartes en main. Votre slow play vous a joué des tours car vous lui avez donné la possibilité de voir une carte gratuite au turn et une carte bon marché à la river. S’iil était sur un tirage, vous lui avez laissé joué sa main à la perfection et votre main n’a plus tellement de valeur.
« Mais lorsque je mise sur un tel flop, ils se couchent tout le temps ! ». Vous dites cela comme s’il s’agissait d’une mauvaise chose ! Si vous avez une bonne main au flop, que vous misez et que votre adversaire se couche, c’est qu’il n’y avait de toute façon pas plus d’argent à gagner. Dans l’exemple ci-dessus, vous auriez pu miser les 3/4 du pot et gagner $2.25 au lieu de perdre $3.25 (si vous vous couchez) en laissant votre adversaire compléter son tirage les doigts dans le nez.
Exemple 2 :
CO: $25.60
Hero (BB): $27.05
Pre Flop: ($0.35) Hero is BB with

4 folds, CO raises to $1, 1 fold, Hero calls $0.75
Une parie d’As ! Mmm, vous aimez ça. Vous allez vous contenter de suivre pour ne pas effrayer votre adversaire.
Flop: ($2.10)
(2 players)
Un brelan sur un flop pareil, quel miracle ! Votre adversaire pourrait avoir AK, AQ, KQ, un tas de mains qui l’entraîneraient dans le précipice. Vous décidez d’être vicieux et vous vous contentez d’un « check » pour laisser votre adversaire miser.
Hero checks, CO bets $1, Hero calls $1
Turn: ($4.10) 
On dirait qu’il a une main solide, donc vous décidez de l’appâter avec une petite mise.
Hero bets $1.50, CO calls $1.50
Cool !
River: ($7.10) 
Hero bets $2.50, CO calls $2.50
Final Pot: $12.10
Hero shows

CO mucks

Hein !? Il a également touché un brelan au flop ! Que s’est-il passé ? Vous avez tenté un slow play alors que vous auriez pu exploiter votre adversaire dès le flop puisqu’il pensait certainement avoir les nuts. Cette main est un désastre total. Si vous aviez été plus agressif, vous auriez pu le mettre à tapis au flop ou au turn sans problèmes. La carte de la rivière a tué l’action et a sans doute inquiété votre adversaire, qui vous a vu sur une suite ou une flush. Dans une telle situation, votre slow play vous a coûté cher, près de 19$ dans l’exemple ci-dessus. 76 grosses blindes. C’est énorme.
Ces exemples sont très basiques, mais il s’agit de situations qui sont très courantes aux tables. Lorsque j’ai commencé à jouer en micro limites, j’avais l’habitude de tenter des coups farfelus pour piéger mes adversaires mais le résultat était décevant car soit je me faisais prendre à mon propre piège, soit je n’arrivais pas à soutirer le maximum d’argent à mes joueurs lorsqu’ils touchaient également une bonne main. Evitez ces situations. Misez vos bonnes mains et ne tentez pas de slow play. Au mieux, le slow play vous apportera deux ou trois mises supplémentaires (donc, du thin value). Au pire, cela vous coûtera tout votre tapis et vous empêchera de prendre le tapis de vos adversaires. La morale de tout ça ? Pas de slow play.
Sélection des mains de départ
La sélection des mains que vous allez jouer en micro-limites est vitale pour dominer le jeu. Lorsque j’ai commencé à jouer au poker en micro-limites, c’était ma grande faiblesse et la raison pour laquelle j’étais complètement nul. La première étape pour éviter les situations marginales est une bonne sélection des mains pré flop. Vous ne devez jouer que les meilleures mains car c’est avec elles que vous maximiserez vos gains. Ne jouez pas les mains spéculatives lorsque vous débutez car elles requièrent un bon jeu post flop. Si vous mettez de l’argent dans le pot avec de bonnes mains de départ telles que des Grosses Paires, AK, AQ ou AJ, vous maximisez vos chances de gagner. Les décisions post flop seront également plus faciles à prendre.
Lorsque vous êtes dans un pot et que vous avez une main telle que AQ, vous allez soit toucher au flop, soit ne rien toucher. Des mains telles que celles-ci sont extrêmement simples à jouer, spécialement contre les fish. Si vous avez AQ et qu’au flop sortent A37, vous pourrez facilement obtenir du fat value jusqu’à la rivière si un des fish possède un As. Si vous manquez le flop et qu’un joueur suit votre continuation bet, vous pouvez jeter votre main sans y penser à deux fois. Vous pouvez toujours tenter un check, bien que la plupart des joueurs de micro-limites soient dans l’incapacité de trouver le bouton « check » ou « fold ».
Ce style de jeu est souvent appelé « weak tight » (serré passif) et bien qu’il puisse paraître péjoratif, il est le mieux adapté au micro-limites. Ce n’est pas une mauvaise chose que de jouer « weak tight » en micro-limites, bien au contraire. Il ne s’agit pas du style de jeu optimal au poker, mais votre but est de battre les micro-limites, pas de remporter un bracelet au Main Event des WSOP. Commencez à jouer « weak tight » puis ajoutez petit à petit des techniques tels que les double barrels, des bluffs et des floats. Lorsque vous aurez vaincu les micro-limites, votre niveau de jeu aura évolué et vous deviendrez bientôt un excellent joueur « tight aggressive » (serré aggressif).
Vous pouvez utiliser notre guide des meilleures mains de départ au poker comme référence mais sachez que c’est un sujet controversé. Cependant, il existe des recommandations générales pour le joueur débutant. La sélection de mains présentée ci-dessous est un bon point de départ qui vous permettra d’éviter les situations problématiques et facilitera votre jeu post flop. Cette sélection est valable lorsque vous ouvrez le pot (tout le monde s’est couché derrière vous) :
- UTG/UTG+1 : AQs, AK, 77+
- MP1 : AJ+, 55+
- MP2/3 : AJ+, KQs, 22+
- HJ/CO : AJ+, KQ, QJ, 22+
- BTN : A8s+, KQ, KJ, QJ, 22+
