Les tribulations d’un joueur compulsif

Un joueur compulsif a porté plainte contre l'Etat et demande un montant de 100.000 € à titre de dommages et intérêts.
Se rendant compte de son addiction et afin de s’en sortir, il fait plusieurs démarches : du médecin, pour se faire soigner, jusqu’au commissariat, où il s’est fait inscrire comme étant interdit de jeu sur les sites agréés ARJEL. Il obtient ainsi son interdiction sur la liste des interdits de jeu en juillet 2010, sur un fichier qui compte environ 36 000 noms. Celui-ci est géré par le Ministère de l’Intérieur et interdit l’accès aux jeux d’argent en ligne, aux casinos terrestres et cercles de jeu en dur. La grande majorité des inscrits sur cette liste y s’effectue suite à leur demande.
Malgré cela et ne pouvant se contrôler, il a continué à surfer sur les sites de jeu en ligne sans aucune entrave. Découragé et révolté, il a fini par porter plainte contre l’Etat afin de faire respecter cette interdiction et demande également un montant de 100.000 € à titre de dommages et intérêts.
L’ARJEL se défend en invoquant une erreur de transcription de l’état civil de l’intéressé et le Ministère n’a pas souhaité faire des commentaires.
C’est le 15 décembre dernier que le Tribunal de Châlons-en-Champagne examinait la plainte du joueur mais nous n’en connaissons pas encore le verdict.